vendredi 8 juillet 2011

Pyongyang en BD, Guy Delisle au royame d'Ubu


Guy Delisle est un dessinateur/animateur québecois de grand talent http://www.guydelisle.com/  (voir en particulier ces carnets de croquis). Il a publié une série d'albums remarqués sur des pays dans lesquels il s'est rendu pour son travail. Shenzhen, la Birmanie et Pyongyang.



Animateur, la mondialisation et les délocalisations du travail l'ont amené à se rendre par exemple en Corée du Nord. Il a décidé de rédiger une chronique drôle de ces observations lors de son séjour. On peut dire qu'il appartient à ce nouveau courant de la BD, le BD-journalisme à l'instar de Joe Sacco par exemple. 
D'ailleurs Delisle a passé une année à Jérusalem et il en a fait une chronique sur un blog, peut-être que ce séjour donnera également lieu à un nouvel opus de sa série....de reportage ? Sur le blog, on voit de chouettes croquis sur le mur qui sépare la Palestine d'Israël.... http://www.guydelisle.com/WordPress/?paged=2 

POur revenir à Pyongyang, on suit le personnage dans sa vie quotidienne, dans ses pensées, ses divagations parfois. On s'attache à cette espièglerie dans un contexte anachronique.....celui d'un système totalitaire de type stalinien. On a le sentiment de faire une voyage dans l'espace mais aussi dans le temps, les années 30 ou 50 !

                                               Divagations et quotidiens !

Le personnage multiplie les références et les clins d'oeil........ Il franchit la douane avec le roman 1984 (de George Orwell)....et tente de le faire lire à son traducteur. Car, en effet, très rapidement, on constate que Guy n'est pas libre. Il est constamment accompagné de son chauffeur et de son traducteur. Comme tout bon occidental libre, il  tente à plusieurs reprises de déjouer leur surveillance pour errer librement dans Pyongyang. 


 Mais il est sans cesse rattraper ....Le lendemain, on lui fait la morale et surtout on sait où il s'est rendu grâce à la grande capacité de surveillance du régime.
Toujours dans le registre des allusions, Guy évoque la série culte des années 60 avec Patrick Mac Gohann qui incarné, Numéro 6 qui était enfermé dans une île et ne pouvait s'en échapper sans être repris par une masse blanche informe.....



Cet album assez dense permet à Guy Deslile de multiplier les exemples qui, accumulés nous donnent une bonne idée de la vie quotidienne dans ce régime hors du temps. 
Il multiplie les allusions aux différentes pénuries auxquelles sont confrontés les Coréens du Nord.......d'abord les coupures d'électricité....les bâtiments sont rarement éclairés, dans les musées qu'il visite, on allume les salles au moment de son passage et on les ré-éteint aussi vite. Les grands magasins sont vides ou manque affreusement de choix. Les restaurants n°1,2 ou 3 proposent la même carte et sont généralement vides... car réservés seulement aux étrangers. 
Il en profite aussi pour expliquer comment l'aide alimentaire a été détourné par la bureaucratie du régime et que beaucoup d'ONG ont décidé de quitter le pays. 


Mais bien sûr, le plus drôle (et inquiétant à la fois), le plus anachronique c'est le culte de la personnalité organisé autour de Kim Il Sung et de son fils Kim Jong Il. Tout étranger arrivant dans la capitale doit par exemple, se prosterner devant l'énorme statue.....



Et puis, les portraits de ces maîtres de la pensée s'immiscent partout.....La propagande nazie + la propagande stalinienne n'arrivent pas à la cheville de ce régime !


Dans cette planche, Deslile s'amuse un peu à la manière de Windsor Mac Cay dans Little Nemo. 
Mais surtout, on apprend que l'idéologie sous-jacente à ce royaume d'Ubu se nomme le Juché. Il s'interroge aussi sur l'adhésion des masses. Dans quelle mesure croient-elles aux discours et à ce qu'on les oblige de dire ? Il laisse planer le doute parfois et  c'est inquiétant !



Outre le culte de la personnalité, Deslile souligne l'embrigadement de la société. La jeunesse est sans cesse occupée à défiler....ou à préparer les prochains défilés... 



Enfin, Deslile souligne la paranoïa entretenue artificiellement par le régime....la construction d'abris atomiques, une sur-militarisation....l'organisation de la haine orchestrée contre les EU et son allié la Corée du Sud. Il aborde également la question de la réunification....et là encore, il manie la dérision et la drôlerie pour montrer aussi l'impossibilité de discuter sérieusement avec son traducteur.


 Je terminerai en vous conseillant de lire cette BD qui brosse un portrait sans concession de ce régime et multiplie les détails édifiants comme par exemple l'absence d' handicapés qui nous révèle une politique pour le moins eugéniste .....les camps de prisonnier, les procès....dont le petit jeu que nous soumet l'auteur nous rappelle bien sûr les célèbres procès staliniens. 





Et en citant encore Deslile : "C'est pas pour dire mais la Corée du Nord, c'est pas très reggae comme pays".  C'est sûr !!!



Aller plus loin : une version roman-photo.....est publiée aussi...intéressante car on y confronte les photos et les dessins.


Jean-Christophe Diedrich

mercredi 8 juin 2011

CONCOURS : UN PROJET DE CDI POUR LA CITE SCOLAIRE



"Book-box, Il suffit d'un livre pour être heureux, cocoon's place, bulle ..."

Voici quelques noms de projets de CDI réalisés par les élèves de 1ère HIDA grâce aux conseils des documentalistes ainsi que de l'aide, précieuse, de Camille Lamellière, étudiante en 3e année à l'Ecole Nationale d'Architecture de Nancy.





Depuis quelques mois, chaque groupe réfléchit à la création d'un bâtiment fonctionnel, agréable, répondant aux attentes des élèves et des documentalistes et prenant en compte la dimension écologique.






Le 3 juin dernier, les élèves ont présenté leur projet final ( concept, plan masse, plan, coupes et même maquettes) devant un jury attentif.








3 prix récompensent les meilleurs projets:

-le 1er prix revient à Manon Rizzo pour son book box

-le 2e prix est donné à l'Ecolo-rond de Cynthia Campé et Séverine Bruno

- le 3e prix est attibué au groupe de Melissa Valère, Mélanie Iannuzzo et Julie Humbert.



Voici le Book-box de Manon :




Merci à tous les participants, pour leur enthousiasme et pour les projets originaux.

Les différents projets seront visibles au CDI dès la rentrée de septembre.

dimanche 5 juin 2011

Le musée de Metz, une approche sur la muséographie

Nous avons eu le plaisir de nous rendre au musée de la Cour d'Or pour faire une visite un peu singulière.
En effet, notre objet d'étude n'était pas véritablement les oeuvres exposées mais plutôt la façon dont les conservateurs les présentent.

Mme Metzler nous a ainsi proposé dans un premier temps, un exposé très intéressant sur l'ensemble des personnes qui travaillent au musée, des techniciens, des photographes, des cadres administratifs au travail de conservateur.


Cette présentation a été appuyée par un entretien que nous avons eu avec l'une des conservatrices du Musée de la Cour d'Or qui nous a présenté ses missions et son cursus.




Par la suite, nous avons visité le musée en s'interrogeant sur les manières de présenter les oeuvres d'art ou les objets archéologiques.


Enfin, les élèves devaient visiter la nouvelle grande exposition temporaire sur le mobilier lorrain tout en s'interrogeant sur les partis pris par les conservateurs et le scénographe pour mettre en valeur les objets exposés.




Tout cela était bien passionnant...selon moi  !

mardi 1 mars 2011

Le garçon à la baguette de pain par Willy Ronis

Willy Ronis né le 14 Août 1910 à Paris et décédé le 11 Septembre 2009 à Paris, est un photographe français. Il est l'un des représentants les plus éminents de ce que l'on a appelé par la suite la photographie humaniste
Il est fils d'émigré juif en Ukraine et d'une pianiste juive lituanienne. Willy Ronis veut devenir compositeur de musique, mais lorsqu'il revient de son service militaire en 1932, il aide son père photographe qui était très malade. Il a fait ainsi lui même les tirages de ses photos. Au début, il est peu intéressé par la photographie mais il était passionné pour les expositions. 
Il a photographié les manifestations ouvrières de 1934... Plus tard son père meurt et le studio est vendu. Il se consacre au reportage et il se rapproche du grand photographe Robert Capa qui avait les mêmes idéaux. Il devint plus tard photographe et défend la photographie étant comme une véritable expression artistique. Il portait son attention sur l'harmonie chorale des mouvements de foule et  la joie des fêtes populaires.






Le petit garçon qui court avec une baguette de pain est  prise à Paris en 1952.
C'est une photo en noir et blanc, représentant un enfant qui court, avec un air heureux (comme on peut le voir d'après son sourire), ayant une baguette de pain sous le bras gauche.  
Willy Ronis, a pris cette photo dans le but de faire rappeler à chacun de nous, un moment de la vie quotidienne. C'est une photo prise en plein mouvement.. Nous pouvons supposer que cet enfant rentre chez lui pour l'heure du déjeuner.
Nous pouvons voir au premier plan, que la lumière du jour est concentrée sur l'enfant, ce qui l'illumine et au sol pour faire l'ombre portée de l'enfant. Tandis qu'au second plan, le décor est plus sombre, quasiment noir.

J'ai pris cette photo, car pour moi, elle représente bien la vie quotidienne, c'est à dire que ça me rappelle moi quand j'allais cherche la baguette de pain, et que c'était la première fois que j'y allais seule, donc j’étais aussi heureuse que l'enfant... C’était ma première responsabilité. C'est en cela que la photographie humaniste est universelle, elle évoque à chacun des moments de la vie.

Willy Ronis, n'a pas fait que cette photo pour représenter la vie quotidienne. Nous pouvons trouver dans le même style que l'enfant, la photo d'un vieil homme qui joue à la pétanque.




Le photographe a pris cette photo quand l'homme était en train de lancer la boule de pétanque et donc ce qui explique la position de celui-ci. Nous pouvons voir que c'est aussi une photo en noir et blanc et donc qui représente aussi une scène de la vie quotidienne.


Cynthia C.



mercredi 9 février 2011

L'Oiseau vert


Vendredi soir : spectacle au théâtre de Metz : L'Oiseau vert
Départ du bus à 19 h devant le lycée
Retour à Rombas : à partir de 23h15



Voici quelques infos (extraites du site de l'Opéra théâtre de Metz Métropole) sur le spectacle : 




de Carlo GOZZI (1720-1806) Nouveau texte de Nathalie FILLION Coproduction : Compagnie Sandrine Anglade, Opéra de Dijon, Maison de la Culture de Bourges/Scène Nationale, Ferme de Villefavard en Limousin, Théâtre de Cachan Avec la collaboration du Jeune Théâtre National, le soutien de la DRAC Ile-de-France, du Conseil Général du Val de Marne et le la Ville de Vincennes
Le roi de Montagne Ronde, Tartaglia, parti depuis 18 ans se battre contre "les rebelles", revient de guerre. Pendant son absence, sa femme, la reine Ninette, est accusée d'infidélité par la reine mère, l'affreuse Tartagliona, Reine des Tarots. Celle-ci fait donc enterrer Ninette vivante sous l'évier... Mais cette dernière survit dans le plus grand secret grâce aux soins d'un étrange oiseau vert. Ses jumeaux, que Pantalon, le premier ministre du roi, était chargé de supprimer, ont été recueillis par un charcutier, Truffaldino, et sa femme, Sméraldine. Apprenant qu'ils ne sont pas les enfants du couple, les jumeaux décident de partir à la découverte de la vie et de l'identité de leurs parents véritables... 



A vendredi

mercredi 24 novembre 2010

Pandora Hearts, un manga génial !

Je vais vous présenter, un manga qui est tout simplement génial à mes yeux !
Tout d'abord, voici une courte fiche présentation :

Nom : Pandora Hearts.
Auteur & Dessinatrice : Jun Mochizuki. (Prmeière oeuvre reconnue)
Date de Première publication : 2006, et en France : Juillet 2010.
Nombre de Livres : 12 au Japon, 4 en France.
(Lecture dans le sens original, droite-gauche)
Type de Manga : Shônen.
(Prédestiné au lecteur masculin adolescent, Shôjo étant pour les filles)
Genre : (principalement) Action, Fantastique, Mystère.
Adapté en Série Animé de 25 épisodes. (Au Japon uniquement, mais possibilité de trouver en sous-titré sur internet)



C’est un manga fortement influencé de l’œuvre de Lewis Carroll : Alice au Pays des Merveilles, et de sa suite : De l'autre côté du miroir.



Ensuite, une présentation de l'histoire. Elle peut paraître très compliqué, et j'en suis désolée, mais je ne peux me permettre de ne pas expliquer les thermes inventés par l'auteur comme "Abyss" ou "Chain".



Dans un monde imaginé par l'auteur, un garçon du nom d'Oz Vessalius (héros) doit passer une cérémonie de passage à l'âge adulte. La famille Vessalius est l'une des quatre familles ducales avec les familles Nightray, Barma et Rainsworth, qui dirigent ensemble le pays. Le jour de sa cérémonie, un groupe de personne interrompt l'évènement et envoie Oz dans l'Abyss, son crime étant sa propre existence. L'Abyss est un monde chaotique où vivent les chains, monstres issus de ce monde et possédant des pouvoirs. Dans ce monde parallèle, il y rencontrera Alice, aussi nommée B-Rabbit. C'est une chain avec qui il va former un contrat pour pouvoir sortir de cette prison, les liants à jamais. Ce contrat est un compte à rebours dessiné sous forme d’horloge sur la peau au niveau du cœur. Lors de son retour, Oz se fait approcher par un groupe appelé Pandora, une organisation secrète ayant pour but de lever le voile sur les mystères de l'Abyss.


C'est un résumé, pas très explicite, mais c'est pour le bien du manga, pour ne pas trop dévoilé l'histoire dans son ensemble, qui s'assombrie au fil des tomes.



Maintenant, je vais vous montrer une planche de ce manga :
C'est en réalité deux pages composées de trois vignettes distinctes. La première déborde sur la seconde page montrant la puissance du Chain le Griffon. La seconde montre Oz se faisant amener dans l'Abyss, et la troisième, avec ses chaines en mouvements instore du dynamisme à la scène. Une quatrième image du héros est présente mais n'est pas encadré par une vignette, de plus, un encadré noir fait référence aux pensées d'Oz.


Pour finir, voici la vidéo de la Bande-Annonce de l'Animé adapté du Manga.

On peut y voir une présentation des personnages principaux : Oz se faisant envoyé dans l'Abyss, Break, Sharon, Raven et enfin Alice où l'on voit que sa réel forme de Chain est un Lapin Noir (rappelle étrangement le Lapin Blanc d'Alice au Pays des Merveilles). De plus la montre à gousset de la fin est un élément principal de l'histoire tout comme dans le conte de Lewis Carroll. Enfin, la musique donne à l'ambiance de la série un ton sombre et inquiétant. (ce qui est le cas dans le manga également)

Voilà pour une présentation assez globale sur Pandora Hearts. Je ne m'éterniserai pas sur le sujet, je risquerai d'en parler un peu trop. Ce manga est tout simplement extraordinaire, de par la beauté des dessins, l'imagination de l'auteur, le suspence qui nous prend tout le long, un peu de comique et de romance par ci par-là, des personnages attachants et touchants, des meurtres : une enquête, et l'influence fantastique du conte Alice au Pays des Merveilles.