jeudi 31 janvier 2013

"L'atelier" de Johannes Veermer

Cette année, pour ma minute nécéssaire, j'ai décidé de présenter "l'atelier" de Johannes Veermer.
C'est un peintre né en 1832 et mort en 1875 en Hollande. D'ailleurs le fait que l'artiste soit Hollandais à beaucoup participé dans mon choix car je voulais prendre une oeuvre originaire de là ou nous partirons en voyage avec l'HIDA.
 
"L'atelier" autrement appelé "l'alégorie de la peinture" ou "l'art de la peinture" est peint en 1866, c'est une Huile sur toile qui mesure 120 cm sur 100cm, il est aujourd'hui exposé au Kunsthistorisches Museum de Vienne.


 
 
Cette toile est la plus grande de Veermer, c'est également sa préférée (il en a réalisé environ 40 en tout), il l'aime tellement que lors de la période où il été endetté il refusa de la vendre.
C'est une représentation très réaliste comme l'ensemble de ces peintures. Il peint des scènes de la vie quotidienne (comme par exemple la célèbre laitière), il se spécialise dans le jeu de lumière qui le passionne.
 
A l'arrière plan la carte représente les Pays Bas, les historiens affirment qu'il était très attaché à son pays natal.
 
Il y a 2 personnages,:
 
Le Peintre: On suppose que c'est un autoportrait de dos de Veermer, il est peint vêtu principalement de noir et reste dans l'ombre pour être présent sans être l'élément qui attire le regard, il veut ainsi mettre en avant la beauté de son modèle.
 
La jeune femme: Les historiens emettent l'hypothèse qu'elle représente la muse de l'Histoire nommée Clio. Elle tient une trompette (symnole de la gloire) ainsi qu'un livre et porte sur la tête une couronne de laurier. En général Veermer joue avec les regards mais cette fois la femme à les yeux baissés et nous ne pouvons donc pas voir son regard.
 
Des éléments de richesse sont présents alors que le niveau de vie du peintre est moyen, il y a d'abord le lustre puis le carrelage qui se trouve dans l'atelier alors que ces éléments se retrouvent généralement dans les maisons bourgeoises.
 
Il utilise beaucoup de jaune et des couleurs pâles qui sont en contraste avec les couleurs foncées (rideau ou plafond).
Veermer ajoute des "pointillés" blancs sur les zones de couleurs pour "matérialiser" la lumière sur les lumières.
 
Au premier plan il y a dissimulé dans le côté gauche une chaise, ça me donne l'impression que l'on offre une place à celui qui admire le tableau, L'ensemble crée, je trouve une certaine intimité.
 
Pourquoi cette oeuvre ? comme je l'ai déjà dit au début, nous partirons bientôt dans les Pays Bas avec le groupe d'HIDA, je trouvais donc cela interessant de prendre un artiste Hollandais, tout de suite j'ai pensé a Johannes Veermer que j'ai découvert grâce à "la jeune fille à la perle" et j'ai immédiatement admiratiré son travail et son style.
 
 


lundi 3 décembre 2012


CLOISTER CEMETERY IN THE SNOW :
(cimetière de monastère dans la neige)



Auteur : Caspard David FRIEDRICH
Dates : 1817-1819
Type de tableau : huile sur toile
Dimensions : 121x170cm
Mouvement : romantique allemand (réaction du sentiment,
 recherche l'évasion dans le rêve, l'exotisme ou le passé, goût du mystère
 et du fantastique. opposition à l'idéal classique)

Particularité : Détruite en 1945 lors d’un bombardement à Berlin.




                Auteur :Caspard David FRIEDRICH

Né en 1774 au  nord de l'Allemagne, dans une famille bourgeoise. Friedrich, fut frappé dès son enfance par la mort de sa mère, de ses sœurs et de son frère. La religion lui a été par la suite d’un grand secours, cette foi ce retrouve dans ses paysages spirituels. Friedrich s’inspire aussi des paysages de son enfance ( la mer Baltique, les rivages de l’Elbe et les montagnes du Harz).

Après des années d'études à l'académie des beaux-arts de Copenhague, il se fixa définitivement à Dresde, où il se lia avec de nombreux poètes. Malade pendant plusieurs années, il mourut tragiquement en 1840.

Ses paysages sont des décors intemporels, austères, voire hostiles. La réflexion sur la mort et l'au-delà est omniprésente ( cimetière, cathédrales en ruines, arbres desséchés ), parfois adoucie par un symbole religieux très spirituel. Quelquefois des hommes sont représentés, mais de dos. Friedrich construit ses oeuvres avec une rigueur et une précision extrêmes qui mettent en valeur le sentiment romantique de la solitude humaine face à l'immensité de la nature.



Description de l’œuvre :

      Cette peinture représente un cimetière de monastères en ruine. Au premier plan, on voit deux grands arbres desséchés qui encadrent la scène qui se passe derrière. Au second plan, on aperçoit des personnages de dos, ce sont des moines qui vont à la messe, il passe par l’entrée d’un monastère en ruine et derrière ce monastère se dresse une arche de cathédrale de style gothique : c’est le symbole religieux de ce tableaux. Des côtés on aperçoit des arbres mort alignés qui entourent la scène. Des croix parsèment le sol comme pour nous rappeler que nous sommes dans un cimetière. A l’arrière plan, le paysage est floue, mystérieux, on ne sait pas très bien ce que c’est, c’est une caractéristique des peintures romantiques.


    Autres œuvres :


Voyageur contemplant une mer de nuages

Le naufrage





                                                     De Julie 
                                                                                                                                             

vendredi 26 octobre 2012

Just what is it that makes today's homes so different so appealing?
« Qu'est-ce qui rend exactement les maisons d'aujourd'hui si différentes, si séduisantes ? »

Artiste: Richard Hamilton
Date : 1956
Dimensions : Il mesure 260 mm x  248 mm
Lieux de conservation : à la Kunsthalle, à Tübingen.




 Artiste
       
 Richard Hamilton (1922/2011 Londres)  est un peintre et graphiste anglais. étude d’art à la Royal Academy de 1948 à 1951, rejoint la Sladeschool of Fine Art de Londres. Membre de l'Independant Group de l'Institut d'art contemporain dont 'This istomorrow', considérée comme le point de départ du mouvement Pop Art en Grande-Bretagne


Mouvement

Le pop art est un mouvement artistique qui trouve son origine en Grande-Bretagne au milieu des années 1950, sous l'impulsion de Richard Hamilton et Eduardo Paolozzi.

Le pop art américain émerge avec Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg ou encore Jasper Johns. Cette branche américaine va populariser ce courant artistique devenu majeur.

Ce qui caractérise profondément ce mouvement est le rôle de la société de consommation. C'est le principe, que les artistes américains vont mettre en évidence, de l'influence que peuvent avoir la publicité, les magazines, les bandes dessinées et la télévision sur nos décisions de consommateurs. Par la suite, le mouvement va s'étendre et toucher d'autres domaines

Description

Il est principalement constitué d'images provenant de magazines. Le fond principal est l'image d'un salon contemporain prise dans une publicité. Le body builder est Irvin Koszewski, vainqueur du concours Mr L.A. en 1954. L'artiste Jo Baer, a déclaré être la femme située sur le canapé, mais le magazine dont provient l'image n'est pas connu.

L'escalier provient d'une publicité pour le nouveau modèle d'aspirateur de Hoover

Le tableau au mur, une couverture de Young Romance, provient encore d'une publicité d’un magazine. Hamilton a déclaré que le tapis est un agrandissement d'une photographie représentant une foule sur la plage de WhitleyBay. L'image de la planète Terre au plafond est découpée dans Life Magazine (septembre 1955). L'homme du portrait au mur est John RUSKIN, écrivain, poète, peintre et critique d'art . La vue à travers la fenêtre provient de la photographie montrant l'extérieur d'un cinéma en 1927. Il y a un magazine sur la chaise qui rappelle bien sûr cet effet de sur consommation 

Interprétation

Ce collage est l’une des première œuvre du Pop art . L’artiste dénonce les clichés de la culture populaire industrielle et de la consommation à outrance , en masse . il se passionne pour la culture de la civilisation urbaine des années 1950 .il s’intéresse autant à l’aventure technologique du 20e siècle qu’aux fantaisies et anecdotes du comportement humain.

Ce sont des collages photographiques chargé d’humour qui caricaturiste une société de surconsommation visuelle . la photographie est pour lui un moyens de faire référence  au réel et le traitement qu’il inflige a ses photos un moyens de se détacher de cette même réalité

samedi 3 mars 2012

Le Taj Mahal








Le Taj Mahal est un imposant mausolée de marbre blanc qui a été construit à Agra entre 1631 et 1648 sur l'ordre de l'empereur moghol Chah Jahan. C'est le joyau de l'art musulman en Inde,et l'un des chefs-d'oeuvres les plus admirés au monde.
Chah Jahan, pour perpétuer le souvenir de son épouse favorite,Mumtaz Mahal, qui mourut en 1631, lui fit construire cette mosquée funéraire. Celle-ci fut construite par une équipe internationale composée de plusieurs milliers de maçons ,de marbriers, de mosaïstes et de décorateur travaillant sous les ordres de l'architecte de l'empereur, Ustad Ahmad Lahori.Ce monument funéraire se situe à l'intérieur d'un jardin moghol de près de 17 ha. Ce monument funéraire est également entouré de quatre minarets détachés.




Sa masse octogonale est coiffée par un dôme en bulbe domine le dédale de perspectives déssinées par les allées et les bassins.

Les matériaux nécessaires à sa construction ont été apportés de toute l'Inde et de l'Asie centrale et le marbre blanc Makrama de Jodhpur,de plus , le style architectural moghol,tout à fait spécifique ,combine des éléments et des styles empruntés aux architectes de Perce, d'Asie centrale et du monde islamique.


La majestueuse porte d'entrée , la Darwaza,est une grande structure de grès rouge à trois niveaux, terminée en 1648, elle est fermée d'une haute arche centrale flanquée de part et d'autre d'une aile à deux niveaux. Ses murs portent des versets du Coran en calligraphie noire arabe.

Les petits pavillons coiffés de coupoles sont de style indou, et soulignent le statut royal du complexe.


Le jardin d'agrément traversé par des allées, est planifié dans le style classique avec deux canaux en marbre scandés de fontaines et bordés de cyprès partent du bassin cruciforme surélevé situé au centre du jardin, le partageant ainsi en quatre carrés égaux. Chacun de ces cotés forment 16 parterres, soit au total 64 parterres contenant chacun environ 400 plantes. Le jardin est également dessiné de manière à avoir une symétrie parfaite.

Le Taj mahal lui-même ,situé dans la partie nord du jardin, repose sur deux bases, l'une de grès,au -dessous d'une plate-forme carrée rendue en damier noir et blanc et , surmontée par un énorme terrasse de marbre blanc,aux quatre cotés de laquelle se trouvent quatre minarets. Les cotés est et ouest de la tombe sont occupés par des constructions en grès rouge. La mosquée , qui sanctifie la zone et servait de lieu de culte, se trouve à l'ouest. A l'est une autre mosquée ne pouvait être utilisée pour la prière car elle tourne le dos à la Mecque.


Enfin, la partie centrale du mausolée est carrée avec des triangles biseautés; chacun d'entre eux est coiffé par une petite coupole, tandis que la partie centrale est coiffée par la double coupole principale.

A l'intérieur, la chambre principale est octogonale et contient les fausses tombes de Mumtaz et Chah Jahan.


Le 7 juillet 2007, le célèbre monument a été désignée comme étant l'une des 7 nouvelles merveilles du monde par la New Seven Wonders Foundation . Le complexe TAj Mahal est également inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Pauline Manceaux

samedi 7 janvier 2012

L'exposition "Chemin(s) d'eau" le long du canal du Midi

INTRODUCTION
  • Cette exposition fut mise en oeuvre lors de l'exposition culturelle, dans le cadre de l' "Année Riquet", du nom de son créateur :

Pierre-Paul Riquet (1609-1680), ingénieur visionnaire ayant oeuvré pour la construction du canal du Midi sous Louis XIV.

Le Député-maire de Toulouse - Pierre Cohen - a décidé de lui rendre hommage en 2010, lors de son 400eme anniversaire. Cette commémoration prit la forme d'une exposition retraçant la vie de l'ingénieur et la conception du Canal du Midi, et intégra également une dimension artistique à travers l'installation d'oeuvres contemporaines aux abords du Canal ( comme celle que j'ai présenté ).

  • L'oeuvre : l'exposition "Chemin(s) d'eau" fut entreprise par Pedro Marzorati du 28 Juin au 19 Septembre 2010.

PRESENTATION DE L'AUTEUR

Pedro Marzorati est un arstiste pluridisciplinaire qui, selon le sujet choisi, s'exprime avec différentes techniques : land-art ; photogaphie ; sculpture ; dessin ; installation ; musique ; multimédia...

Il souhaite intégrer l'art dans l'environnement urbain et naturel, assignant à l'art un rôle à la fois fonctionnel et esthétique. Il construit une nouvelle relation entre l'oeuvre d'art et son spectateur dans lequel celui-ci intervient de manière active, psychologiquement et physiquement, dans l'environnenment artistique qui lui est proposé.

Dans chacune de ses intallations, il investit les lieux pour donner au spectateur l'impression que l'action s'est arrêtée dans le temps, comme pour "capturer quelques photogrammes pris dans un film en cours de projection, sans connaître vraiment le commencement ni la fin" ( SES PROPRES PAROLES).

Les projets artistiques de Pedro Marzorati sont basés sur la réinterprétation de la nature, le détournement d'objets et de codes qui nous sont connus. Ces projets cherchent à changer la perception que nous en avons pour "jouer" avec eux, dans un monde imaginaire et poétique.

DESCRIPTION DE L'OEUVRE

C'est une oeuvre issue du Land Art : tendance de l'art contemporain, utilisant le cadre et les matériaux de la nature. Le plus souvent, les oeuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments, et soumises à l'érosion naturelle ; ainsi, certaines ont disparu et il ne reste que leur souvenir photographique et des vidéos ( EX : "Spiral Jetty", Robert Smithson, 1970).

Ce concept aménagé aux abords du Canal du Midi constitue un véritable parcours artistique de 10 Kilomètres de long ! Cette réalisation invite les passants à redécouvrir et à se laisser charmer par ce paysage urbain quotidien.

L'auteur attire notre attention sur les conséquences du réchauffement climatique, ici la montée des eaux, avec ses neufs personnages bleus à moitié submergés.

Des personnages bleus réalisés à partir de matériaux de récupération ou de matériaux détournés de leur usage ( ici : probablement du bronze ).

vendredi 16 décembre 2011

L'Âge Mûr de Camille Claudel

Artiste :
Camille Claudel (1864-1943) est une sculptrice française, passionnée depuis très jeune pour l'art et la sculpture plus particulièrement. Camille est très connue pour sa relation avec Auguste Rodin, lui même sculpteur. A la fin de cette relation, Camille se fera interner dans un hôpital
psychiatrique le 10 mars 1913 et y demeurera jusqu'à sa mort.





L'oeuvre :
L'Âge Mûr mesure 114cm / 166cm. Il en existe trois versions :
- la première est en plâtre, exposé en 1899 au Salon de peinture et de sculpture des Beaux-Arts
- la deuxième est en bronze, elle a été fondu par Thiébault en 1902 et est exposée au Musée d'Orsay
- la troisième est aussi en bronze, fondue par Carvilhani en 1913 et exposée au Musée Rodin





L'Âge Mûr représente la séparation entre Camille et Rodin. Elle montre l'abandon de Rodin qui retourne auprès de sa femme Rose Beuret. Camille l'implore à ses genoux pour qu'il revienne.
Cette sculpture représente aussi l'âge mûr (Rodin) qui quitte la jeunesse (Camille) pour la vieillesse (Rose).

Comme dans nombreuses sculptures de Camille Claudel, les personnages représentés sont nus. Seule la femme de Rodin est entourée de draperies volantes. Rose, Rodin et Camille sont placés sur une terrasse en forme de vague, ce qui rappelle l'Art Nouveau, dont Camille s'est inspirée.

L'Art Nouveau est un mouvement artistique de la fin du XIXe siècle - début XXe siècle qui est défini par l’esthétique des lignes courbes et sinueuses, les couleurs, l'ornementation et la nature.



Camille Claudel avait un premier essai sur cette oeuvre. Au début, la sculpture était en une pièce, Rodin et Camille n'étaient pas complètement séparés. Rodin a toujours une main sur Camille, ce qui montre l'hésitation du personnage.


Mais au final, L'Âge Mûr sera en deux pièces séparées. Camille sur une plaque, se penche vers Rodin, le supplie à genoux ; Rodin et sa femme sur l'autre pièce, il tend une main vers Camille mais n'a plus de contacte physique avec elle.


Daphné

mercredi 14 décembre 2011

Le Violon d'Ingres






C'est une photographie de Man Ray datant de 1924. C'est une épreuve aux sels d'argent, réhaussé de crayon et d'encre de Chine. La photo fait 28,2 cm sur 22,5 cm; Elle est actuellement exposé à Paris, au musée national d'Art moderne, le centre Georges Pompidou.

L'auteur

Man Ray, de son vrai nom Emmanuel Rudzitsky est né le 27 août 1890 à Philadelphie, aux Etats-Unis. Il était peintre, photographe et même réalisateur de films. C'était un acteur du surréalisme: mouvement artistique né au XXème siècle, fondé sur l'expression du fonctionnement réel de la pensée, de l'inconscient libéré de tout contrôle, et de toute préoccupation sinon esthétique ou morale. Il est mort le 18 novembre 1976 à Paris.


L'oeuvre


Le Violon d'Ingres est une photographie surréaliste en noir et blanc. Le modèle sur cette photo est Alice Prin, plus connue sous le nom de Kiki de Montparnasse: c'était une chanteuse, une danseuse, une gérante de cabaret, une peintre et une actrice de cinéma; Elle anima le quartier de Montparnasse durant l'entre-deux guerres. Elle était le modèle favoris de Man Ray, étant donné qu'il était amoureux d'elle.






Kiki de Montparnasse





Sur ce cliché, le corps de Kiki est vu de dos, sa tête est tournée à 3/4, de sorte que l'on aperçoit le profil de son visage. Elle porte des boucles d'oreilles et elle est coiffée d'un turban qui cache sa chevelure. Le bas du dos à été rendus visible par la chute d'un vêtement qu'elle porte donc autour du bassin. Le modèle semble être assis sur la bordure d'un lit recouvert d'une couverture à motif de damier. Enfin, sur cette photo, la lumière semble provenir de droite.

Cette photographie évoque les tableaux orientalistes, notamment "Le Bain Turc" de l'artiste français Jean-Auguste-Dominique Ingres, Kiki est d'ailleurs une allusion directe au personnage situé au premier plan de la peinture, car Man Ray, en fervent admirateur du peintre, voulait lui rendre hommage; et grâce aux deux ouïes dessinés sur l'épreuve après le tirage, le corps de Kiki est métamorphosé en violon, l'instrument préféré de Jean-Auguste-Dominique Ingres, pour lequel il vouait une seconde passion, ainsi, Man Ray joue avec l'expression populaire "avoir un violon d'Ingres", c'est à dire un hobby pour lequel on se consacre. Man Ray suggère donc que les femmes, et en particulier le modèle de sa photo, étaient pour lui, lorsqu'il délaissait son art, son passe-temps de substitution, soit, son propre violon d'Ingres. Le photographe évoque ainsi le thème de l'amour fou.



Le Bain Turc de Jean-Auguste-Dominique Ingres



Enfin, le rapprochement d'un corps de femme et d'un violon illustre le principe de la rencontre insolite cher au surréalisme.